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Analyse de livre n°3 : Charles Prats : Cartel des fraudes. La révélation d'un scandale d'Etat !

C'était l'événement de la rentrée littéraire du mois de septembre dernier. En rupture de stock dans la plupart des librairies la semaine de sa sortie, le cartel des fraudes de Charles Prats est une véritable bombe venant secouer l'Etat profond.


Ce livre est un acte militant d'un magistrat pour ses concitoyens. Il dénonce la fraude sociale massive, véritable vol de l'argent versé par le contribuable, déjà saigné à mort par l'Etat socialiste français. Avec cet ouvrage, Charles Prats est un véritable et utile lanceur d'alerte qui ne passera pas chez Elise Lucet. Le but de ce livre est simple : faire découvrir une vérité cachée aux honnêtes gens. Mais si le diagnostic est très bon, très chiffré, l'auteur passe à côté du problème majeur dont souffre notre pays : l'Etat-Providence.



Une vérité bien cachée


Cette réalité de la fraude sociale ne date pas d'hier. Elle existe depuis des dizaines et des dizaines d'années. Mais elle ne s'est dévoilée au grand public que récemment alors qu'elle n'était aucunement ignorée par nos décideurs publics.


Pourquoi ? Par complicité des administrations et des directeurs de ces dernières minimisant la fraude par idéologie et pour garder leurs postes. Par pur politique notamment sous la présidence Sarkozy afin de ne pas risquer de faire monter le FN, ou bien comme le cas évoqué dans le livre de ce sénateur Modem Vanlerenberghe, qui a sciemment tronqué son rapport parlementaire afin de cacher cette réalité à l'opinion publique, dans le but de protéger la France de Marine Le Pen. Ce dernier accusant même Charles Prats de divulguer de fausses informations…


Les directeurs ou responsables de diverses administrations mis devant les faits tronquent même la vérité, et distordent les vrais chiffres, notamment lors de leurs auditions en commission parlementaire.


Par exemple, la Caisse nationale d'assurance vieillesse a refusé que des députés effectuent leurs visites dans le service du SANDIA qui attribue les immatriculations à la sécurité sociale, en présence de spécialistes en fraude documentaire de la police. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres comme le fait que des documents mentionnant certains chiffres compromettants ne sont plus disponibles à la consultation, etc.

En théorie, la France est une démocratie représentative. Mais bien souvent, l'administration opère en autonomie, refusant de délivrer certaines informations et d'être en transparence totale avec les élus de la Nation et les citoyens-contribuables. C'est une réelle attaque envers la légitimité démocratique.


Même récemment, des ministres arrangent la vérité à leur sauce, ou diffament des élus faisant leur travail. C'est le cas d'une certaine Mme Buzyn, traitant notamment la sénatrice Nathalie Goulet, tête de proue du mouvement parlementaire contre la fraude sociale, de répandre des fake news, tout en opérant la réduction adlepenum (Vous faites les jeu du FN…). Les Français, eux, ne réclament simplement que la vérité sur l'usage de leurs contributions sociales et de leurs impôts.



La Fraude sociale : des montants colossaux


50 milliards d'euros par an, voilà le montant de la fraude sociale en France. C'est le chiffre estimé que nous livre le magistrat Charles Prats. 5 millions de fantômes bénéficient de prestations sociales. Et un nombre de cartes vitales actives en surplus oscillant entre 2.6 millions et 5.2 millions, représentant potentiellement 17,5 milliards d'euros de dépenses indues, avec des calculs de l'administration plus que douteux estimant le nombre de cartes vitale en surnombre à 600 000 environ… Une légère différence…


C'est une véritable fraude organisée, et un manque pour les organismes délivrant les prestations sociales, manque qui se répercute sur l'ensemble des prestations des Français honnêtes.


Ce livre énumère des cas particuliers de fraude comme celui de "Abou alloc", terroriste belge bénéficiant des minima sociaux, démontrant que la fraude sociale est notamment l'une des sources du financement du djihadisme.


Il vient également dévoiler le nombre considérable de centenaires en vie et bénéficiant de droit ouverts, 3.1 millions alors qu'ils sont 21 000 recensés par l'INSEE… Par ailleurs, le magistrat dévoile le surnombre de personnes étrangères à qui les français payent des prestations sociales : 12.4 millions de personnes nées à l'étranger alors qu'elles sont 8.2 à résider sur le territoire, et 10.6 bénéficient de prestations sociales… 43% des bénéficiaires de prestations familiales sont nés à l'étranger.


Mais plus grave encore, il vient dénoncer l'immense fraude documentaire, celle qui permet toutes les autres. Elle pourrait s'élever à 33 % de faux dossiers selon les estimations de spécialistes en fraude documentaire, contre 0.1 % pour les organismes sociaux. Une véritable faille permettant l'entrée de milliers voire de millions de demandeurs d'aides sociales.


En tout, c'est 17 millions de bénéficiaires de droits sociaux en trop que le système social français couvre. Ce dernier dénombrait 84.2 millions bénéficiaires de prestation sociales alors que nous sommes 67 millions d'habitants en France…


Les manquements de l'administration permettant cette fraude massive provoquent une véritable pompe aspirante pour l'immigration légale et illégale. A cette fraude nous pouvons ajouter la bien légale AME qui est une véritable injustice, car c'est tout simplement offrir gratuitement des soins à des hors-la-loi, cette aide étant réservée aux immigrants illégaux… Pendant ce temps, des français sont parfois obligés de différer leurs soins pour des raisons financières.


Et si l'immigration subventionnée et massive n'est pas tout simplement la conséquence de notre "modèle social" généreux plutôt que du manque de contrôle ? Pour le Charles Prats, il faut prendre l'argent dont l'Etat manque dans la poche des fraudeurs. Mais jamais, que cela soit dans les interviews ou dans son livre, il ne vient remettre en cause le système social français et l'Etat-Providence.



Il faut en finir avec l'Etat Providence


Le vrai montant de la fraude sociale s’élèverait probablement, selon les calculs de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales), à une somme comprise entre 40 et 80 milliards d’euros.


L'auteur, comme beaucoup de spécialistes et commentateurs, vient nous expliquer que le problème, c'est l’insuffisance du nombre de personnes en charge du contrôle : 4 000 fonctionnaires actuellement. Le souhait de l'auteur est de renforcer les contrôles, ce qui nécessite plus d'agents et plus de moyens. Mais ce n’est pas en en embauchant plusieurs milliers de fonctionnaires supplémentaires qu’on résorbera la fraude sociale.

C'est voir le problème par le petit bout de la lorgnette. Il faut s'attaquer, non pas uniquement aux fraudeurs et à leurs complices, mais bien au système social français dans son ensemble, que tout le monde entier nous envie mais que personne n'applique.

C’est le système tout entier qu’il faut changer. Les dizaines de milliards de fraude sont une nouvelle preuve de l’échec d’un Etat omnipotent mais pourtant incapable de contrôler ses dépenses. C’est aussi l’échec de la politique d'assistanat de l'Etat.

Les dépenses sociales de notre pays représentent 32 % du PIB, soit 10 points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. C'est même 13 points de plus que la Suisse, pays qui ne laissent pourtant pas mourir les pauvres sur les trottoirs…


Charles Prats donne les chiffres suivants dans son ouvrage : 787 milliards d'euros de dépenses annuelles de protection sociale, dont 339 de prestations de "vieillesse-survie" et 261.2 de dépenses de santé.


Le système français, de par la multiplicité des aides sociales en tout genre, incite à la fraude.

La réforme du système social français parait donc crucial. Elle pourrait notamment passer par la mise en place d'une allocation sociale unique qui ne doit pas être une rente à vie, et soumise à des conditions strictes. Demander de travailler aux bénéficiaires auprès d'associations ou d'autorités publiques serait d'autant plus normal, tout en incitant au retour au travail.


Sauf pour les cas de handicap ou de situation exceptionnelle, l’aide sociale ne devrait pas être la règle. C’est lorsque l’Etat-Providence ne deviendra juste qu'un Etat de droit et quand les Français comprendront que l’aide n’est pas un dû, que la fraude sociale se résorbera.


Pour mettre un terme à la fraude sociale, pour en finir avec l'assistanat qui maintient une partie des Français dans la pauvreté et dans la dépendance vis à vis de l'Etat, faisons tomber le système socialiste français ! Libérons-nous !



Aymeric Belaud

Fondateur de Renaissance Libérale-Conservatrice

Chercheur associé à l'IREF



Le livre de Charles Prats, Cartel des fraudes, aux éditions Ring :

https://www.ring.fr/livres/cartel-des-fraudes


Pour aller plus loin :

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Pour-eliminer-la-fraude-sociale-il-faut-en-finir-avec-l-Etat-providence




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