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Analyse de livre n° 4 : La Fabrique de l’enfant Transgenre de Caroline Eliacheff et Céline Masson

Caroline Eliacheff est une pédopsychiatre et psychanalyste auteur de 16 essais principalement basés sur la psychanalyse. Céline Masson quant à elle est professeur à l’université de Picardie Jules Verne mais aussi psychanalyste et psychologue.


Dans cet ouvrage les deux spécialistes traitent de la transsexualité mais plus spécifiquement de la transsexualité chez les mineurs qui pourrait amener un réel scandale sanitaire. Tout d’abord, pour montrer l’endoctrinement des mineurs, un chapitre présente le film Petite Fille diffusé sur Arte en 2020 mettant en scène un petit garçon de 8 an nommé Sacha, soi-disant dans le mauvais corps et dont les parents se battent ardemment pour faire reconnaitre son changement de genre en faisant pression pour un changement d’état civil. Les deux psychologues alertent ainsi sur le fait que beaucoup de jeunes peuvent être influencés par pression familiale vers un changement de sexe – qui comme le précisent les auteurs n’est pas possible car même après une opération le sexe biologique reste celui de naissance – alors même qu’ils changeront d’avis en vieillissant. L’affaire Sacha montre également la difficulté pour l’Éducation nationale de garder une neutralité alors même que les parents et les lobbies font pression pour la faire changer à l’intérieur, jusqu’à même contourner les lois régissant la neutralité de l’enseignement.


Les deux auteurs évoquent ensuite le danger des réseaux sociaux dans l’augmentation (+ de 4000 % depuis les années 2000) des demandes de changement de sexe chez les adolescents grandement influencés par les réseaux sociaux et les forums faisant office de lobbies pro-trans. Ce deuxième chapitre se termine d’ailleurs sur des témoignages de parents désemparés face à un changement soudain de leurs enfants suite à la propagande des lobbies LGBT. Cette dernière procède selon un processus sectaire particulier décliné en 12 points :


1) L’élection et l’appartenance à une communauté

2) Un recrutement fait en ligne

3) Usage d’une novlangue et d’un jargon spécialisé

4) Isolement social et familial

5) Foi et croyance

6) Déni de la science et de la biologie

7) Affirmation fondée sur l’auto-identification et l'auto-détermination

8) Victimisation et inversion victimaire

9) Pressions exercées sur les proches

10) Stigmates

11) Lobbying

12) Profits[1]


Toute cette propagande entrainera d’après les auteurs un futur scandale sanitaire du fait du nombre de produits et de médicaments prescrits aux mineurs transsexuels n’ayant que peu de recul sur leur décision. D’ailleurs toujours d’après les auteurs bon nombre de mineurs se présentant pour le processus de changement de sexe ne se rendent pas compte du parcours du combattant que cette transition représente. De plus une alerte sur les risques que ces médicaments peuvent entrainer est faite. En effet, bon nombre de ceux-ci ne sont apparemment pas testés sur les mineurs et ne possèdent tout simplement pas d’autorisation de la HAS sur ce public. De nombreux effets secondaires possibles existeraient lors de la prise de ces médicaments. Les auteurs alertent également sur la chirurgie faite aux mineurs dans le cadre d’une transition qui serait jugée mutilante et par définition irréversible. En effet, dans le cas d’un mineur qui changerait d’avis sur son « identité », ce qui serait le cas de 60 à 90 % des jeunes se questionnant sur cette question, la chirurgie ne serait que créatrice de séquelles psychologiques et physiologiques à vie.


Pour appuyer ce propos, les auteurs prennent alors l’exemple de Keira Bell, jeune fille voulant devenir garçon et dont on a prescrit des médicaments en ce sens dès ses 16 ans avant de lui fait subir une ablation des seins à 20 ans. A 21 ans elle se rend compte que ce choix fut mauvais et que le corps médical l’avait en quelque sorte poussé à rentrer dans ce processus de transition sans chercher les raisons de ce mal-être qui n’était finalement pas lié à son « identité ». Les auteurs montrent donc dans ce livre leur scepticisme face à un phénomène de société prenant de plus en plus de place et dont la jeunesse est la première victime. La psychologie et la psychiatrie n’irait pas assez loin dans la recherche du mal-être des individus et les orienteraient trop rapidement vers des solutions irréversibles que beaucoup regretteront dans la suite de leur vie.



Hugo Spring-Ragain

Membre du Bureau de Renaissance Libérale-Conservatrice


Notes : [1] P. 45-46-47 La Fabrique de l’enfant-transgenre – Caroline Eliacheff, Céline Masson

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