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Ecologie et religion : Amish pour la vie ?

Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur qui est extérieur à notre mouvement, et elles n'engagent que lui. Elles ne reflètent pas nécessairement celles de notre mouvement.


Les Amishs sont des communautés religieuses fermées qui vivent principalement aux États-Unis, et bannissent toute forme de progrès, en respectant le culte religieux et l’application stricte du nouveau testament.

Les écologises décroissants prônent sans l’avouer ni même le savoir, le retour à cette forme primaire de vie en société, qu’on pourrait qualifier de tribu. Le culte est celui de Gaïa, et le nouveau testament celui de la sobriété heureuse (cf Pierre Rabhi).

L’écologie 2.0 est-elle devenue une nouvelle religion, avec ses disciples écologistes ?


Les dernières frasques des politiques écologistes ont eu un écho retentissant dans la presse et chez les français.


Le public a pu découvrir la vraie nature des militants écolos avec quelques mesures symboliques, comme la suppression de l’arbre de noël à Bordeaux, l’interdiction du tour de France à Lyon, les combattants disciples de Don Quichotte contre le déploiement 5G, ou l’affrontement de Barbara Pompili avec la betterave.


Les vraies mesures écologiques qui auraient du sens et de l’impact sont négligées au profit de luttes idéologiques. Ce sont les mêmes luttes que porte une partie de la gauche et de l’extrême gauche : saborder le progrès, la réussite, et casser le modèle national avec ses traditions et sa culture, jugé d’extrême droite.


À aucun moment, les écologistes n’ont établis le dialogue et des concertations avec les acteurs concernés pour la betterave par exemple, et demandé au peuple son avis, pour la suppression du tour de France ou d’un arbre de noël. Etrange de la part de ceux qui prônent sans arrêt le manque de « démocratie participative ».


Il semble que ce dont souffrent les écologistes est un mal plus profond que la simple ignorance ou la bêtise intellectuelle. Leur obstination dans leurs idées mortifères cache une dévotion sans limite à un être divin et naturellement bon : dame nature. On peut établir un lien entre des religieux intégristes qui voilent une femme car jugée indécente, et des écolos qui déboulonnent des statues végétales (un arbre de noël) car jugées anti-nature et pro France catholique. Comme toute bonne religion, il ne doit à la fin en rester qu’une. Les écologistes sont bien partis pour mener leur guerre.


Comme les Amishs, les écologistes veulent amener la France et le monde au retour à la tribu primitive, pour stopper toute activité humaine, jugée désastreuse pour la nature.



Le culte de Gaïa


Pour les écologistes, la nature est « naturellement » bonne, lavée de tout péché, à l’inverse des hommes qui sont fautifs par leur goût du progrès. Aussi comme pour dieu, ils vouent un culte sans limite à cette entité bienfaisante, et combattent tous ceux qui la font souffrir et ne lui donnent pas le respect qu’elle devrait avoir.



L’Obscurantisme écologique


En résulte un développement de l’obscurantisme religieux sur des enjeux comme la transition écologique et énergétique, ainsi que toute nouveauté, susceptible d’être dangereuse et malfaisante. Pour dogmatiser la société, les ingénieurs écologistes sont devenus champions. À coups de décroissance et de mensonges volontaires, ils polarisent le débat et sacralisent les objectifs. Leur obscurantisme est visible dans la négation du réel et des faits scientifiques qu’ils chérissent tant, pour peu qu’ils aillent dans le sens de leur combat (les 3°, la disparition de la biodiversité…). Aucune mention du nucléaire dans leur programme pourtant le moins émetteur de C02, ni de reconnaissance que les voitures électriques polluent plus que les voitures à combustible fossile, à cause des batteries.



Le nouveau communisme et fascisme vert


Jamais les écologistes ne parlent de la promotion de la liberté, sauf pour vouloir l’enlever. Cela dû au fait que les individus seraient irresponsables, incapables de changer leurs habitudes et de comprendre les enjeux écologiques à venir. Ce qui obligerait naturellement à mettre en place une dictature verte qui ne dirait pas son nom, pour transformer les mauvais citoyens pollueurs, en éco-citoyens, lavés de tous péché écologique. Le fascisme vert, totalitarisme qui se veut bienveillant, nie les besoins réels des individus, au profit d’un idéal collectif suprême. Son ami, le communisme d’état, pilote l’économie, brise la liberté d’entreprendre, l’économie de marché, et impose la collectivisation des moyens de production, afin de produire plus juste et surtout plus écolo. Le rêve qui sommeille en tout écologiste radicalisé, est alors de créer un être parfait, et une société parfaite, vivants en pure harmonie avec la nature. Rien n’avait été jusqu’ici aussi ambitieux dans aucun programme des totalitaristes. Au sortir de la crise du coronavirus, l’heure est à la confiance pour renouer avec la croissance, plutôt que de vouloir asséner le coup final à notre économie.



Des écolos apparatchiks


Faites ce que je dis, mais faites pas ce que je fais. Dans la nomenklatura des pays communistes, les cadres et élites du partit vivaient loin des difficultés que rencontrait le peuple, et prospéraient aux frais de ces derniers. Pendant l’ancien régime en France, le clergé bénéficiait de privilèges comparé au tiers état (le peuple), car il ne payait pas l’impôt, était régit par les lois ecclésiastiques, et vivait des dons des croyants, ce qui assurait à l’ordre du clergé des conditions de vie meilleures dans l’ensemble que le peuple.


Cette logique de donneurs de leçons incapables de s’appliquer leurs doctrines, s’applique très bien à nos écolos français. Nicolas Hulot, chantre de l’écologie en France, plaide pour la décroissance, et possède plusieurs voitures, ainsi que logements. Il explose également le bilan carbone moyen avec tous ses déplacements comme personnalité, ou animateur de télévision à l’époque. François de Rugy, comme ancien ministre de l’écologie, faisait des déplacements en hélicoptère, lorsque dans le même temps, une taxe carbone était mise sur le prix du diésel, ce qui ne manqua pas de provoquer une révolte populaire, avec le mouvement des gilets jaunes. Le maire de Lyon, qui fustige le tour de France, blâme aussi le déploiement de la 5G grâce à twitter et le réseau 4G de son portable. On ne saurait être plus contradictoire.



Le refus du progrès


Les écologistes sont bien plus conservateurs que n’importe quel parti quand il s’agit d’écologie. Leur idéologie vise à ne plus prélever sur la nature, et donc la laisser prospérer sans l’intervention de l’humain. Cependant, aucun environnement ne peut produire ce dont l’humain a besoin, sans que celui-ci ne le modifie. Il faudra expliquer à Pierre Hurmic, nouveau maire EELV de Bordeaux, que son arbre « mort » de noël, est le même que celui de son parquet ou de son bureau. Et qu’il n’aurait pas pu en bénéficier, sans la création de forêts, gérées et exploitées pour les besoins humains.


Ces contradictions dans le modèle religieux parfait des écolos, entre leur souhait de décroissance et la réalité de la société et de son développement continu, illustre l’impossible résistance au progrès. Celui-ci avance continuellement, soutenu par les besoins infinis des individus.


Les Amishs, qui essayent tant bien que mal de rejeter toute forme de progrès, et respecter leur doctrine de sobriété, trouvent eux aussi difficile de se passer d’électricité, de la médecine moderne, ou de supermarchés, lorsque le climat détruit les récoltes et créé des famines.



La nécessaire réappropriation de l’écologie politique


Afin de ne pas laisser cette thématique essentielle pour les décennies à venir aux mains de mouvements politiques assoiffés de passions tristes, il s’agit d’oser porter un discours optimiste et réaliste dans le débat public.


Oser promouvoir la croissance verte, le nucléaire, les énergies fossiles qui servent encore tant que l’électrique ne sera pas plus démocratisé, est un combat quotidien contre les dogmes religieux qui gangrènent les questions écologiques.


Pour sortir de la France de l’impasse politique et du piège tendu par l’écologie politique populiste, une nécessaire réappropriation du sujet reste à créer, pour porter un idéal qui puisse bénéficier à tous, et respecte la devise française, dont on oublie trop souvent le premier mot : « liberté ».



Jean-Baptiste L.

Sympathisant Renaissance Libérale-Conservatrice

Twitter : @jeanbaptiste_17

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