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Histoire du capitalisme : Partie 2, Du capitalisme médiéval et de l’époque moderne

Suite de la série d'articles dédiée à l'histoire du capitalisme. Vous pouvez lire la première partie sur le capitalisme pendant l'Antiquité ici.


Changeons d’ère pour passer à une époque médiévale où certaines évolutions – bien que cette époque se fit remarquer par son manque d’humanité et une sorte de retour en arrière-face à l’Antiquité – montrent la structuration d’une société avec des éléments essentiels à la mutation du capitalisme dans les sociétés médiévales et de l’époque moderne.

Le Moyen-âge est marqué par de nombreux changements notables dès son début. Tout d’abord la déconstruction du système antique en repassant d’un système urbanisé à un modèle économique essentiellement tourné vers le développement des campagnes durant toute la première partie de l’ère. La population commence aussi à avoir de plus en plus de besoins en termes de sécurité et de territorialisation des prises de décisions. C’est donc pour répondre à ces demandes que le modèle féodal vit le jour.


L’époque moderne quant à elle est moins bien délimitée dans le temps que le Moyen-Âge qui est universellement délimité de la chute de l’Empire Romain en 476 jusqu’à l’invention de l’imprimerie en 1492. Dans la majorité des cas l’époque moderne est bornée de la chute de Constantinople en 1453 à la Révolution française, ce qui la superpose sur le Moyen-Âge et la Renaissance. Comme nous le verrons cette époque correspond à un essor de nos civilisations tant sur le plan démographique que sur le plan politique ou économique.



Féodalisme et messe de l’argent


Le modèle économique et sociétal du féodalisme est intervenu dès la fin de l’Empire Romain afin de permettre un changement de paradigme face à l’ère antique. C’est pour cela qu’au début du Moyen-Âge, directement après la chute de l’Empire Romain, les peuples vivent une reterritorialisation perdue à cause des politiques urbanisantes des empires européens – majoritairement sous le joug romain - qui visaient directement à concentrer le pouvoir au sein des cités. Alors que les villes se vident[1], les peuples réinvestissent les campagnes rendant complexe la gestion décentralisée d’un État inexistant car morcelé entre différents domaines et différentes familles. La société s’est donc petit à petit construite autour d’un modèle économique et sociétal nommé féodalisme. Derrière cette appellation se cache un modèle complexe ayant construit la vie médiévale durant des siècles entiers. Le féodalisme est donc, comme nous l’évoquons, le rejet de la centralisation antique. Grâce à ce système en perpétuelle évolution, les peuples du Moyen-Âge ont pu se constituer des actions sociales visant à créer cohésion et assouvir le bien commun d’une communauté. Le féodalisme, pour le décrire très simplement, est le système organisationnel moyenâgeux voulant coordonner la vie publique en trois points stratégiques. Le premier point de cette organisation est sans conteste la religion, elle dicte sa loi et la vie des gens depuis son arrivée dans le monde romain et son influence au Moyen-Âge est plus que grande tant par les richesses qu’elles arrivent à dégager que par les humains qu’elle rassemble. Lorsqu’il est question de rassembler les humains, le deuxième point structurant du féodalisme se trouve dans la guerre et surtout les guerriers. La structure guerrière est fortement présente afin de répondre aux questions d’insécurité plus que grandissantes avec le développement du banditisme. Ceci concerne la sécurité publique mais le sentiment d’insécurité moyenâgeux est issu en majeure partie des guerres ininterrompues, qu’elles soient internes ou externes. Ces mêmes guerres rendent donc le quotidien des populations en constant doute tout en faisant vivre une peur continue. Le dernier point sera celui qui nous intéresse le plus, l’économie. Bien que relégué au dernier rang des priorités moyenâgeuses, il sert la cause des deux autres piliers de cette structuration féodale. Il n’est de surprise pour personne que pour faire la guerre l’argent est nécessaire et que la religion était aussi dépendante des dons, impôts et taxes récoltés pour pouvoir bâtir, étendre et faire vivre la foi à travers les différents royaumes médiévaux.


En effet, la société féodale, et plus largement l’époque médiévale basse, ne se base aucunement sur des relations monétaires. Le système politique et économique de la féodalité se repose sur une interdépendance des plus extrêmes entre les personnes. Effectivement les échanges dans le système féodal ne sont, au début, pas monétaires. Comme nous l’avons vu la basse époque médiévale se démarque de l’antiquité par sa rupture brutale avec les institutions mises en place par les peuples antiques et en particulier les romains. La monnaie faisant partie intégrante de ces institutions romaines, il est évident qu’elle fut l’une des premières parties structurantes de l’empire à disparaitre lors de la dislocation de l’Empire Romain d’Occident. Dès lors que le féodalisme est devenu norme et les échanges monétaires révolus, il fallut trouver une parade à l’impossibilité d’échanger. L’échange interpersonnel est donc devenu le moyen d’échange de prédilection des clans féodaux. En partant de ce principe il est donc évident de comprendre la relation entre un vassal et un serf. Le vassal pour répondre au souci d’insécurité d’un serf propose sa défense et la protection de sa famille pendant que le serf, pour rétribuer cette protection, offre son travail et sa capacité à gérer des champs pour le compte du vassal. Voici un exemple plus que simple mais évident permettant de comprendre le système d’échange féodal. Guillaume Travers explique d’ailleurs dans son ouvrage Economie médiévale et société féodale :


« Là où les échanges monétaires ont une nature impersonnelle et abstraite (un écu reste le même, qu’il soit versé comme salaire à une personne A ou B), les échanges non-monétaires caractéristiques du féodalisme sont personnels et concrets : ils lient entre eux des hommes particuliers et des lignées spécifiques. »[2]


D’après lui, le système féodal aurait permis avant tout de créer une cohésion au sein des peuples, les Hommes se seraient alors rapprochés entre eux en raison de leurs services rendus les uns aux autres. Cependant il ne faut pas oublier les liens hiérarchiques différents qui classent les individus entre eux selon leur classe sociale et donc les travaux qu’ils doivent accomplir pour une autre caste. Ces relations dominants-dominés auront structurés la société de la basse époque médiévale et auront permis à l’autre partie de l’époque médiévale de voir le jour.

Le féodalisme comme le rappelle Guillaume Travers dans ses recherches est bien loin d’être un modèle capitaliste. Il est – il faut l’avouer – une parenthèse du capitalisme dans l’histoire de l’humanité. Durant toute cette période hautement marquée par les guerres et la religion, des dogmes contre-capitalistes ont vu le jour avec par exemple l’interdiction de prêt à usure[3] empêchant le profit de rentier et comme nous l’avons évoqué la monnaie n’est pas l’aspect majoritaire des échanges de ce système politique. Ici, n’oublions pas que nous avons une économie des territoires et, du fait de la concentration du pouvoir en petites zones, il était possible dans un duché ou un comté de faire transiter des flux « monétaires » représentés par des services. En effet il n’est donc pas pertinent de classer le féodalisme comme modèle capitaliste. Cependant, certaines de ses composantes pouvaient s’y retrouver. Comme nous en parlions, le féodalisme regroupe 3 axes structurant de la société : la religion, la guerre et l’économie. Là où la société n’était pas fondamentalement capitaliste, la société religieuse, elle, vivait grâce aux ressources et au peu de monnaies en circulation. Durant tout l’époque du Moyen-Âge – et donc l’époque féodale – la religion n’a cessé d’essayer d’accroitre ses biens pour pouvoir agrandir son influence sur la société. Cette époque vit se construire des édifices grandioses comme les églises et cathédrales. C’est aussi à cette époque où la religion était la plus forte et possédait le plus de moyens, il n’y avait donc pas là de but uniquement pécunier, certes, mais restant dans une logique d’accroissement du patrimoine – on parle ici du patrimoine global de l’Église catholique – et donc in fine d’une stratégie d’apport constant de flux monétaires non plus basé uniquement sur le service rendu. L’attitude expansionniste de la religion – cette même attitude qui a forgé nos sociétés modernes – est donc le seul point se rapprochant un tant soit peu du capitalisme durant cette – courte – période.


Le féodalisme se complique aux alentours du XIème siècle. Les territoires urbanisés reprennent du pouvoir sur les territoires ruraux et les pouvoirs se concentrent désormais dans les grandes villes représentant de plus en plus la place forte du pouvoir. C’est aussi au XIIème siècle que se fit la rupture politique entre décentralisation féodale et Philippe Le Bel continuant la tendance centralisatrice de l’État initiée par Philippe Auguste et Saint Louis. Tout l’enjeu de cette transition est alors de sortir de la monarchie féodale pour la diriger vers la monarchie absolue. C’est avec cette centralisation que vit le jour les trois ordres de la société : les bellatores, oratores et laboratores[4]. C’est à partir de cette époque que l’État se dote d’institutions fortes comme des conseils juridico-politiques (le Grand Conseil et le Parlement) ainsi que des institutions financières (avec par exemple la Chambre des Comptes). Sur le point de vue institutionnel, ce bouleversement démontre un changement d’ère politique dû à la fin d’un système « monétaire » incapable de survivre aux évolutions sociétales.


Pour expliquer cette chute économique, faisons un bond en arrière et revenons aux prémices de l’ère féodale. En effet, les temps économiques depuis la prise de Rome et la fin de l’époque antique, la méditerranée, zone de commerce quasi exclusive de l’époque, n’est plus au contrôle des peuples européens. À la suite de la perte d’influence militaire et culturelle des peuples romains, les peuples musulmans prirent le contrôle du bassin Sud de la Méditerranée. Dans la foulée de cette prise de pouvoir, les règles du commerce changent et provoquent ce que Marc Bloch a appelé « famine monétaire »[5]. Les flux d’or étant désormais sous contrôle des musulmans, de nouvelles façons de créer de la monnaie devaient se trouver. C’est alors que la monnaie en argent vit le jour mais elle fut peu utilisée à grande échelle et beaucoup de monnaies locales propre à chaque duchés ou comtés furent utilisées. Ces monnaies étant à visée locale, il n’y avait aucun transit de monnaie en dehors des échanges de services qui représentaient la façon la plus simple de rétribuer quelqu’un. Guillaume Travers l'explique dans son livre déjà évoqué :


« D’autres manières d’échanger et de former des relations étaient donc requises. L’une d’elle consiste à prendre un homme chez soi, à le vêtir et le nourrir (lui fournir la « provende »), en échange de services. Une autre solution est de céder une terre pour l’exploitation directe, avec comme contrepartie des redevances en nature (corvée, champart, etc.) »[6]


Il est évident que dans une période de « famine monétaire » la rétribution en service est plus simple à l’échelle locale dans des communautés proches où les transactions sont peu nombreuses.


Nous en arrivons au point qui nous intéresse, la monnaie. En effet le système féodal que nous évoquions vacille à partir du XIème siècle et les processus de centralisation commencent mais ce ne sont pas eux qui détruisent le système féodal. Le besoin de centralisation fait apparaître les problèmes économiques liés à l’économie du service rendu qui a vu le jour. Le contexte économique de l’époque n’étant plus propice à son utilisation avec le retour du commerce maritime et l’accroissement des échanges avec le secteur méditerranéen mais surtout avec l’ouverture de lignes commerciales entre les pays du Nord[7]. L’essor des transactions a donc irrémédiablement ramené l’argent sur le devant de la scène économique du Moyen-Âge. A partir du XIIème siècle la société médiévale est en grande partie urbaine et organisée. Désormais les campagnes ne sont plus le lieu de vie principal et restent en retrait, confinées dans un rôle simplement productif en ressources agricoles – cependant au XIVe siècle, 5 % de la population du royaume est citadine et 95 % de cette population est rurale - avec comme but de nourrir les villes se développant de manière exponentielle. C’est ainsi que les prémices des grandes métropoles virent le jour. D’après Jacques Le Goff, Paris atteint en 1250 la taille de 250 000 habitants tandis que Florence et Venise, fleurons de l’innovation et du commerce européens atteignent 100 000 habitants. Les territoires d’activités étant désormais localisés en différents points d’intérêts, le commerce s’accélère entre les différentes cités et les échanges se retrouvent alors obligés de passer de la forme personnelle du service à la forme monétaire impersonnelle. A partir de cette époque le profit n’est plus une chose rare et les prêts se mettent à devenir monnaie courante.



Changement de modèle économique, passage aux prêts, aux bourses et aux stocks monétaires


L’essor du commerce dont nous parlions étant en route, il fallait pouvoir investir de grosses sommes d’argent d’un seul coup pour financer les expéditions et caravanes commerciales. Les avances d’argent pour financer un voyage commercial sont courants depuis de nombreuses années à l’image des « prêts sur la grosse aventure » que nous avons pu évoquer lors de notre passage en revue de l’époque grecque. Ces prêts nous permettent de revenir aux fondements même du capitalisme, la recherche de profit. Il est évident de dire qu’en empruntant de l’argent, un commerçant cherchera avant tout à gagner le plus d’argent possible pour couvrir ses dépenses, son prêt et ses intérêts. Ce système financier est de plus en plus éloigné de l’économie féodale et la vie publique se base de moins en moins sur une logique de rapport de force brute mais d’un rapport de force financier. C’est aussi à cette époque que les grands navigateurs commerciaux revoient le jour pour améliorer le système des grandes cités antiques. Ainsi souvenons-nous des récits sur les grandes cités commerciales telles Venise, Bruges ou Lübeck qui se sont servis du renouveau des systèmes économiques de l’époque moderne arrivant pour se créer une stabilité hors du commun pour les époques.



Figure 1 - Évolution des PIB de l'an 1 à la fin de l'Époque moderne - Source : Maddison Project Database, version 2020. Bolt, Jutta and Jan Luiten van Zanden (2020), “Maddison style estimates of the evolution of the world economy. A new 2020 update ”



Sur ce graphique nous pouvons voir les PIB des 4 principaux pays du Moyen-Âge et de la Renaissance[8]. Comme le graphique le montre, c’est aux alentours du XIème siècle que le PIB de ces « pays » décolle réellement. Dès lors l’économie féodale n’est plus et la nouvelle doctrine économique porte le nom de mercantilisme[9]. Ainsi le développement de l’économie est désormais basé sur les stocks de monnaies dans les caisses des états, l’étymologie même du mot mercantilisme mercari (qui veut dire commercer) est elle-même évocatrice du capitalisme renaissant de l’époque. La politique économique mise en place n’est donc plus dans le simple but de faire vivre la société sans aucune recherche du profit mais l’accumulation est recherchée à travers les impôts et taxes prélevés grâce aux profits réalisés par le commerce et tout particulièrement le commerce extérieur en total développement grâce à la découverte du monde et l’ouverture de nouvelles routes commerciales.


En même temps que le développement du commerce et que le changement de l’économie s’opère, les prêts se développent aussi. Bien que les prêts aux « entreprises » étaient monnaie courante comme nous avons pu le voir avec les prêts aux expéditions commerciales. La question du prêt à partir du Moyen-Âge divise en Europe, l’Église continue de condamner l’usage du prêt et plus particulièrement des intérêts, cependant, l’économie redevenant monétaire et le commerce nécessitant de plus en plus de moyens, le clergé doit céder du terrain sur la question des prêts à visées professionnelles. Le Royaume de France était en avance sur le sujet étant donné que les prêts à la consommation commençaient aussi à se développer contre les dogmes catholiques. A partir du XIIIème siècle, le prêt à la grosse aventure que l’on a déjà évoqué est dans le viseur de l’Église. Le Pape Grégoire IX le désavoue et c’est alors à cette époque que les prêteurs juifs sortent du lot. Ne dépendant pas de la doctrine du Vatican, ils n’étaient pas soumis aux interdictions papales. Ainsi deux classes de prêteurs se distinguent, les juifs sont les prêteurs des classes basses sur lesquels ils peuvent soumettre des taux d’intérêts exorbitant[10] et les premiers banquiers lombards étaient eux les prêteurs des classes hautes (Princes, riches bourgeois) et des commerçants à travers les prêts à la grosse aventure et les prêts d’affaires plus globalement parlant.


A partir du XIIIème, les prêteurs sur gage se développe dans l’Europe et deviennent les représentants du diable[11] pour la population leur permettant de financer certains projets. Lors de leur essor les prêteurs sur gage ont su se rendre indispensable, à tel point que le roi d’Angleterre Édouard III fut obligé de mettre des bijoux en gage pour pouvoir financer une guerre. Au XVème siècle, le prêt sur gage se développe dans les classes basses avec l’arrivée des monts-de-piété qui étaient des organismes de prêteurs sur gage destinés aux classes basses pour leur éviter d’avoir affaire aux banquiers et leurs taux d’intérêts des plus handicapants. Les prêts sur gage se développeront par la suite avec l’augmentation de la pauvreté dans la société. Les monts-de-piété ont cependant subi la pression des prêteurs et banquiers au XVIIème siècle qui ont poussé les institutions politiques à décider de l’interdiction des monts-de-piété. Cependant, les populations devenant plus polarisées entre riches et pauvres, les besoins en financement se sont fait de plus en plus ressentir.



Figure 2 - Évolution des populations de l'an 1 à la fin de l'Époque moderne - Source : Maddison Project Database, version 2020. Bolt, Jutta and Jan Luiten van Zanden (2020),“Maddison style estimates of the evolution of the world economy. A new 2020 update ”



Comme on le voit sur ce graphique, les populations européennes n’ont cessé d’évoluer et donc par conséquence l’évolution du taux de pauvreté dans ces pays. Il est alors évident de prendre en considération que plus l’économie et le commerce se développaient plus les besoins de la population devenaient importants et donc les classes basses se retrouvaient obligées de contracter des « prêts à la consommation » pour permettre d’élever leur niveau de vie.


En parallèle de ces évolutions sociétales et économiques, les bourses, symbole du capitalisme, virent le jour au XIIIème siècle. En France le premier lieu d’échange d’action était le Moulin du Bazacle qui distribuait des dividendes en matières premières comme le blé. Cependant les premières vraies bourses à voir le jour étaient entre deux partenaires commerciaux d’envergure, Venise et Bruges. En effet, à Venise des commerçants permettant l’achat de place dans leurs navires et dans le même temps à Bruges, les monnaies s’échangeaient entre les corporations de marchands des différents pays européens. La bourse monétaire a donc commencé à Bruges. Pour parler de bourse d’actions, il faut attendre la bourse d’Amsterdam au XVIIème siècle. Les actionnaires pouvaient participer aux financements des entreprises à travers des titres de propriété et recevaient des dividendes cette fois-ci en argent à la fin de l’exercice comptable. Les processus d’achat-revente des actions ont vu le jour avec la bourse d’Amsterdam qui fut précurseur de nos systèmes boursiers modernes.



A travers ce passage en revue du Moyen-Âge, nous avons donc pu confronter le système féodal, contraire au capitalisme mais qui s’est en fin de compte effondré sur lui-même dès que le commerce s’est amené à se développer en Europe. Face aux nouvelles aspirations des peuples, le capitalisme a su répondre à leurs attentes en se développant et en permettant aux populations d’augmenter leur niveau de vie. La fin du féodalisme a marqué un réel tournant dans la société européenne et lui a permis de remodeler les bases du monde économique et social contemporain.



Hugo Spring-Ragain

Bureau de Renaissance Libérale-Conservatrice



Notes :

[1] Rome a perdu au VI ème siècle, l’équivalent de 95 % de sa population. [2] Guillaume Travers, Économie médiévale et société féodale. Un temps de renouveau pour l’Europe – p18 [3] La définition moderne de l’usure serait : « L’usure est l’acte de prêter de l’argent à un taux d’intérêt plus élevé que la loi ne l’autorise. » - https://www.cafedelabourse.com/lexique/definition/usure, cependant, au moyen âge prêter à usure avait une valeur anticléricale allant contre le Deutéronome de Yahvé « Tu ne prêteras point à usure à ton frère, soit à usure d'argent, soit à usure de vivres, soit à usure de quelque autre chose que ce soit qu'on prête à usure. » [4] Ceux qui combattent, ceux qui prient et ceux qui travaillent. [5] Marc Bloch, Esquisse d’une histoire monétaire de l’Europe. [6] Guillaume Travers, Économie médiévale et société féodale. Un temps de renouveau pour l’Europe – p18 [7] C’est d’ailleurs en partie grâce à cette transition de zones commerciales que les capétiens décident de proclamer capitale d’État.

[8] France, Allemagne – Germanie puis Prusse -, Angleterre et Italie. Dans un souci de simplicité ici les pays sont unifiés mais il faut tenir compte du fait que beaucoup de cités-États tiraient l’économie à l’intérieur des territoires- [9] Le mercantilisme est très souvent rattaché à Adam Smith qui est le premier à avoir donné un sens économique, cependant le mercantilisme est arrivé comme doctrine économique dès l’essor du commerce.

[10] Certains taux d’intérêt pouvaient des fois monter à 130 %. [11] La loi Mosaïque interdisait les prêteurs sur gage et les intérêts étaient eux aussi interdits par la Bible.

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