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TRIBUNE : Campus Vox contre les dérives universitaires

Les opinions exprimées dans cette tribune sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre mouvement.


Nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’information est une arme des plus efficaces. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais elle n’a jamais été autant aux mains d’une certaine élite idéologique.


Nous avons créé Campus Vox pour reprendre en main une information, spécialisée certes, mais cruciale puisqu’elle traite de l’enseignement supérieur. Cette une fonction majeure dans notre République ; cette dernière étant en charge de former la future élite intellectuelle de notre pays. Or cet enseignement supérieur est à la dérive par bien des aspects. Si le public est conscient de ces dérives, il n’en connait pas toute l’étendue, l’influence et la gravité. Comment le pourrait-il puisque la totalité des agences médiatiques ne parle que très peu de ces dérives. C’est donc le rôle et l’ambition que nous avons, avec Campus Vox, de montrer la réalité du monde universitaire, de mener le combat de l’information qui prime à tout autre combat. Car sans information complète sur un sujet, sur l’adversaire, il est inutile de combattre.

Le monde universitaire est en proie à de nombreuses attaques. La France qui pouvait se targuer d’un des meilleurs enseignement supérieur est aujourd’hui à la traîne. Sa passion pour l’universalisme et la liberté en faisait un lieu de savoir, de réflexion et d’innovation qui n’avait pas d’égal dans le monde. Aujourd’hui elle est attaquée de toutes parts, gangrenée par des courants militants, politiques et idéologiques, importés tout droit de l’université anglo-saxonne.

Ces courants s’immiscent de plus en plus dans les universités, par le biais de syndicats d’étudiants comme l’UNEF, de professeurs, de conférences, de la recherche. On voit apparaître aujourd’hui des conférences sur le racisme d’Etat, les liens entre le post-colonialisme et la lutte lgbt, des racial studies ou gender studies. Autant de théories qui assassinent l’universalisme français et qui pourrissent la recherche. Ces nouvelles théories sont de plus terriblement sectaires, par le biais des syndicats et parfois même des universités. Des conférences sont interdites, des cours sont supprimés et des professeurs interdits d’enseignement. Sous le simple prétexte d’une oppression parfois systémique ou d’un élève se sentant offensé en tant que "minorité", la liberté d’expression est mise à la porte sous la pression des associations et des invectives en « …phobes ».


Le débat, la joute verbale, ce qui fait la grandeur d’une civilisation comme la notre, et dont l’université en est l’initiatrice, ne sont plus possibles au sein de cette institution. Le communautarisme des races, des genres, des idées, a maintenant fait de l’université sa place forte. Le déconstructivisme est aussi à l’œuvre, s’alliant à ces nouvelles théories pour déconstruire tout ce qui ne plait pas. La sociologie, l’histoire, etc., tout est sujet à déconstruction et finalement, tout ne veut plus rien dire et la qualité des disciplines en ressort dégradée.


Aujourd’hui, la médiocrité a pris le pas sur l’excellence, sur la connaissance. Il suffit de rajouter un biais décolonial ou genré sur un travail de recherche pour qu’il soit automatiquement accepté voire même financé, par l'argent public. On voit arriver des maîtres de conférences, des docteurs en étude de genre, en postcolonialisme, d’un niveau universitaire plus faible qu’un étudiant de troisième année de licence. Ils ne sont là que parce qu’ils parlent d’oppressions systémiques, de déconstruction du genre, d’oppression patriarcale, du mâle blanc hétérosexuel dominant, de domination blanche.

Mais tout n’est pas perdu heureusement. Il reste des professeurs et des étudiants qui ne sont pas gagnés par ces théories et qui tentent de transmettre et d’apprendre le savoir, sans chercher si cela est le fruit d’une domination oppressive et systémique. Il existe encore de telles personnes dans l’université, et il faut le transmettre, et faire savoir que ces personnes sont de plus en plus seules et isolées. Sans le combat de l’information, aucun changement n’est possible. C’est la raison d’être de Campus Vox.



Xavier Nicolas

Fondateur de Campus Vox



Pour aller plus loin :


le site internet de Campus Vox : https://campus-vox.com/


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